Les étapes successives de la création d’une bague de fiançailles

Posted on Nov 19, 2013 in Suivez le guide | No Comments
Les étapes successives de la création d’une bague de fiançailles

Blog joaillerie. Etapes successive de la création d'une bague de fiançailles

Ca fait bien longtemps que je ne me suis pas manifestée. Ces dernières semaines ont été bien bien remplies (cartons, cartons, cartons, déménagement, cartons, emménagement) …

Je reviens vers vous avec un article assez succinct qui va vous dévoiler les différentes étapes de fabrication de la bague de Constance.

Alors, si vous avez bien suivi, les premiers pas vous les connaissez (de la discussion à la création du dessin). Je vais donc m’attarder sur ce qui suit, en remerciant notre belle fiancée qui a accepté de s’improviser photo-reporter pour l’occasion. Elle a été présente à chaque étape et s’est beaucoup investie. Ceci lui a d’ailleurs causé de petites périodes de stress car, vous allez le constater par vous même, une bague qui sort « toute nue » de chez le fondeur n’est pas franchement à son avantage…

  • Etape 1 : La source, bague de cocktail Chanel
  • Etape 2 : Croquis…
  • Etape 3 : La maquette

Cire et choix des diamants

Superbe cire bleue qui par la suite servira au fondeur pour faire le moule de la bague. Moule, en plâtre, dans lequel l’or sera coulé. Et oui, car comme c’est une création sur mesure, il n’y a pas de moule déjà existant. Alors que par exemple, si vous allez voir un joaillier pour faire monter des pierres, il va vous montrer toutes sortes de gabarits de bagues en fonte. La réalisation d’une cire ne sera alors pas nécessaire.

Par ailleurs, la cire permet à la cliente d’avoir un aperçu en 3D du bijou final. Celle-ci n’est pas forcément réalisée par le joaillier. C’est d’ailleurs souvent  une autre personne qui va s’en charger. Elle va sculpter de façon très précise un bloc de cire pour réaliser la bague à taille réelle. Certains ateliers, généralement ceux des grandes Maisons de joaillerie, utilisent un ordinateur et une imprimante spéciale pour réaliser ces deux étapes.

  • Etape 4 : La tête de la bague tout juste sortie de chez le fondeur

C’est lui qui, une fois le métal en fusion, le fait couler dans le moule. Après refroidissement, ce dernier est brisé pour laisser s’échapper la fonte.

  • Etape 5 : Corps et tête réunies

Alors là c’est la cata, le fameux coup de stress c’est ici !!! La bague rêvée ressemble tout juste à une grossière (j’exagère un peu pour le côté théâtral ahah) sculpture en métal.

En effet, tant que le joaillier n’a pas retravaillé la monture, le rendu est un peu déroutant. Le métal ne parait pas être de l’or car il est brut. Sa surface est pleine d’imperfections que le joaillier va devoir ôter pour que l’or, tel que nous le connaissons, apparaisse. Pour cela, chaque partie de la pièce doit être ébavurée, limée, polie…..

  • Etape 6 : La merveille toute de diamants sertie

Etape plus que délicate et qui demande surtout une grande patience et de la dextérité au joaillier.  Avec des outils abrasifs, puis en feutre et en coton, l’artisan va polir et faire briller l’or. Enfin, il va sertir le bijou, c’est à dire paver la bague de diamants.

Le sertissage est un métier à part entière. Plusieurs sertis existent : le serti clos, le serti grain, le serti rail et le serti griffe. Ici, serti griffe pour le diamant central, puis les poires en serti clos pour qu’elles soient bien mises en valeur. Et enfin, serti grain pour le pavage.

Pour cette création, j’ai vraiment voulu que la fleur centrale attire le regard. Que le diamant soit comme posé sur les cinq pétales. C’est pourquoi les poires sont en serti clos pour que l’or souligne les pétales. Quant au diamant principal, il est monté sur griffes pour accentuer l’effet de légèreté. En effet, elles sont presque invisibles si on ne s’y attarde pas. Varier l’usage des sertis donne également un relief visuel intéressant à la bague, étant donné que la couleur est ici bannie.

Par ailleurs, la bague étant en or blanc, un traitement de surface va être pratiqué : le rhodiage. C’est à dire qu’une couche de rhodium va être déposée sur le métal pour le blanchir.

Malgré cette succession d’étapes parfois déroutantes, la confiance de Constance ne s’est pas démentie et a payé !!! Constance (la bague) est née !!

La bague terminée, vue de haut 2

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